Qui dit Manager ou profil senior dit une longue et riche expérience qu’il est souvent difficile de synthétiser en quelques pages d’un CV. Pourtant, c’est une nécessité si on se met à l’écoute du marché du travail.

Les recruteurs reçoivent des dizaines de CV chaque jour et quelques secondes leur suffisent pour se faire une idée de son contenu. Il est donc important de capter leur attention et ils attendent des managers qu’ils maîtrisent certaines qualités qui transparaissent dans leur CV.

Mais alors comment rédiger un CV qui soit le reflet de tout son parcours et qui valorise ses expériences sans en faire trop, ni peu ?

Il y a quelques règles à respecter qui sont de mise dans la rédaction d’un CV de manière générale mais qui évoluent pour les profils de cadres expérimentés :

D’abord, soignez la forme de votre CV

Oubliez le style Linkedin où vous pouvez mettre la moindre action que vous avez réalisé dans votre parcours professionnel. Mettez vous à la place du recruteur. Serait-il plus facile pour lui de lire un CV de cinq pages ou un autre qui n’en compte que deux ? La réponse est évidente.

De ce fait, même après un certain nombre d’années, une dizaine en moyenne, votre parcours professionnel doit se résumer en deux pages, trois maximum.

S’agissant de l’aspect visuel, avec le temps, on attend d’un profil expérimenté davantage de sobriété que de créativité, sauf si vous avez un profil artistique.

En effet, votre parcours et vos expériences parlent pour vous, vous n’avez donc nul besoin d’en rajouter avec des effets de style. Une seule police, une seule couleur, le tout dans la simplicité.

A noter que pour les cadres et dirigeants expérimentés, le CV est davantage considéré comme une carte de visite que comme un outil pour être recruté. A ce titre, soignez votre style d’écriture, la formulation des phrases et surtout relisez-vous. Coquilles et fautes d’orthographe seront du plus mauvais effet.

Comment être sûr de mettre l’essentiel dans deux pages ?

Même si tout vous semble important dans votre CV pour raconter votre parcours de manière logique, dites-vous que cela reste votre logique. Il faudra prioriser en fonction du poste convoité mais aussi en fonction du poids de chaque expérience dans votre parcours.

Il est évident que les premiers postes que vous avez occupé n’auront pas le même poids et donc le même espace que vos expériences les plus récentes.

S’agissant de ces derniers, n’hésitez pas à donner quelques détails indicatifs comme le secteur d’activité, les effectifs gérés et les missions dont vous aviez la responsabilité en prenant soin de les illustrer avec des données chiffrées. Par ailleurs, quelques détails opérationnels permettront de démontrer votre valeur ajoutée.

Concernant la rubrique formation, même si elle est indispensable dans votre CV, encore une fois, elle ne sera pas pensée de la même manière que pour un profil junior. La formation académique compte en effet dans le processus de recrutement, même si elle n’est plus un critère prioritaire de sélection après plusieurs années d’expérience. Une ligne ou deux seront donc suffisantes.

Une chose est sûre, vous serez confronté à un problème d’espace et serez donc enclin à supprimer la partie relative aux centres d’intérêts, parce que de toute façon vous trouvez ça trop personnel et pas assez valorisant.

Détrompez-vous. Les centres d’intérêt en apprennent beaucoup aux recruteurs, notamment sur vos softs skills. Si vous pratiquez des activités extra-professionnelles qui traduisent des compétences comportementales transposables au monde de l’entreprise, n’hésitez pas à les indiquer. Si vous jouez au football chaque soir et/ou week-end, cela voudrait dire que vous arrivez à trouver un équilibre vie privée et vie professionnelle, que vous avez l’esprit d’équipe et/ou l’esprit de compétition.