C’est indéniable, nous nous inquiétons pour notre santé et la santé de nos proches autant que nous nous inquiétons de la crise économique qui menace la survie de nos emplois.

La crise sanitaire a tout ébranlé sur son chemin et des secteurs d’activités entiers sont sinistrés, donnant l’impression que rien ne sera plus pareil. Et autant le dire tout de suite, ce sera le cas.

Partant de ce constat, deux options s’offrent à tout travailleur, entrepreneur, gestionnaire ou fonctionnaire, se laisser aller au pessimisme, happé par les émotions causées par la crise et se victimiser ou alors s’adapter et créer l’environnement propice pour rebondir.

La crise actuelle nous a appris que nous ne pouvons plus faire les choses comme avant, notamment travailler, mais que nous pouvons faire d’autres choses et c’est là où réside la différence.

Il n’est plus possible de se déplacer, aller à des rendez-vous, aller aux séminaires de formation, bref avoir une vie professionnelle normale. Ceci dit, il est possible de rester chez soi pour contribuer à limiter la propagation du virus, cultiver sa sérénité pour créer un climat apaisant chez soi et autour de soi, avoir plus de temps pour se former à distance, travailler de chez soi sans avoir à subir les tracas du transport…etc. In fine, nous sommes loin d’être sans ressources et il est possible d’agir.

D’ailleurs, le meilleur allié en période d’incertitude c’est d’être positif. Cela permet de canaliser son énergie et mobiliser les mécanismes nécessaires pour s’inscrire dans une démarche constructive. C’est là la définition même de la résilience.

Malheureusement, elle n’est pas innée. Elle se présente comme une caractéristique individuelle qui se développe avec le temps et qui se forge au fur et à mesure des expériences de la vie. Elle émerge durant les moments de stress ou de peur, à condition de savoir la mobiliser.

Pour le faire, il faut  :

#1 Être pleinement à l’écoute de ce que l’on ressent. Comprendre ses émotions permet de comprendre l’impact de la situation stressante sur soi et comment leur donner une tournure positive.

La clé de la résilience est là : Avoir la certitude, durant l’épreuve, d’en sortir avec une meilleure connaissance de soi et plus d’expérience de la vie, tout en vivant toute sortes d’émotions.

#2 Être factuel. Souvent, on donne une interprétation biaisée à l’environnement qui nous entoure, notamment lorsqu’on est acculé par nos émotions. Il est important de rester factuel dans l’analyse de la situation et faire le distinguo entre les faits et le ressenti. Cela permet non seulement de relativiser par rapport à la situation mais aussi de prendre des décisions, établir des stratégies et des plans d’action pertinents.

#3 Faire le point. Identifiez vos forces, vos faiblesses ou point à développer, les opportunités ainsi que les menaces. Ainsi, vous pourrez décider des actions en ayant toutes les cartes en main.

#4 Planifier les actions ou intentions qui vont vous être utiles. S’il s’agit d’une perte d’emploi par exemple, il faudra plutôt dresser une liste d’actions à mettre en place pour retrouver un emploi ou faire le point sur son projet professionnel.

Par :

Yasmine ZOUAGHI – NAIT KACI

Psychologue, Responsable Assessment Center et Central Test