Derrière chaque crise, il y a des opportunités, même celle du Covid 19. En effet, en dépit de toutes les conséquences négatives de cette dernière que ce soit en termes sanitaires ou économiques, il est possible d’évoquer certains apports plus positifs, notamment pour les personnes désirant réorienter leur carrière.

Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que certains ont saisi cette opportunité afin de mûrir leur projet de reconversion professionnelle alors que d’autres y songent de plus en plus mais n’osent pas encore sauter le pas.

Même si ce n’est « évidement pas le meilleur » moment de le faire, ralentissement du marché de l’emploi oblige, il n’en est pas moins possible d’y réfléchir et de poser les premières pierres en se posant déjà les bonnes questions.

Pourquoi changer de métier.

Vous en ressentez l’envie ou le besoin mais le pourquoi n’est peut être pas encore claire. Vous vous devez de le savoir et de faire le tri parmi toutes les raisons qui vous insufflent cette envie. Ceci vous permettra d’abord de vous lancer dans vos démarches en étant sûr(e) et serein(e). Cela vous laissera aussi plus à l’aise afin de répondre à la même question, mais posée par le recruteurs , qui sont à la recherche d’une explication plausible afin d’être rassurés. D’aucun ne souhaiterait recruter un candidat qui ne sait pas ce qu’il veut et si il le voudra encore dans quelques mois.

Par où commencer.

Pour changer de métier, vous devez réaliser un certain nombre de démarches. Réflexion personnelle, bilan de compétences, études du marché de l’emploi ou économique d’un secteur particulier si vous songez à l’entrepreneuriat. Ces actions vous permettront de structurer votre approche.

Ce qui est important lorsque l’on veut changer de métier, c’est d’être sûr de son choix. Pour se faire une idée précise du métier vers lequel s’orienter, il faut interroger des professionnels qui travaillent dans ce domaine, aller à la rencontre des experts. Même si la distanciation sociale est de rigueur, l’apport des réseaux sociaux tels que Linkedin ou encore des événements web tels que webinars est considérable et permettent une meilleure accessibilité à l’information afin d’enrichir votre réflexion.

Le bilan de compétences, quant à lui, permet de faire le point sur vos objectifs de carrière, vos atouts, vos compétences et vos aspirations. Même si ce dernier n’est actuellement accessible qu’aux salariés et financé par l’entreprise, il tend à se démocratiser si la demande des particuliers vient à s’accroître. Il est généralement suivi par un plan de formation qui s’appuie sur les axes à développer et qui sont aussi en lien avec les résultats de votre étude de marché. En effet, un état des lieux des métiers qui recrutent dans votre région, des secteurs d’activité qui marchent bien, et des entreprises qui recrutent est essentiel.

Quid de l’expérience et/ou de la formation académique.

Il n’est jamais trop tard pour changer de métier, même sans expérience. De nombreuses formations professionnelles existent dans tous les domaines, elles vous permettront d’acquérir de très bonnes bases et d’amorcer sereinement votre reconversion professionnelle.

Par :

Yasmine Zouaghi – Nait Kaci

Responsable Pôle Assessment Center @ eTalent Solutions

Le personnal branding ou marque personnel désigne une méthode permettant d’utiliser les techniques marketing et publicitaires habituellement réservées à la promotion d’une marque pour promouvoir une personne, son image, ses compétences.

Cette pratique n’est pas nouvelle en soi, puisqu’elle était appliquée il y a longtemps dans le domaine de la politique à coup de gros moyens.

Elle s’est démocratisée ces dernières années avec la digitalisation et l’avènement des réseaux sociaux. Blog, Facebook, LinkedIn, Instagram ou Twitter, toute personne lambda peut aujourd’hui construire et promouvoir ses qualités personnelles et professionnelles sur ces média performants sous la houlette d’une marque personnelle.

D’un point de vue RH, il s’agit pour une personne de valoriser des compétences, une expertise ou une employabilité. En agissant ainsi, elle valorise à la fois l’expertise de son entreprise sur un ou plusieurs sujets donnés, mais également ses propres compétences et ses qualités professionnelles.

Cela présente deux avantages majeurs pour le collaborateur, puisque cela lui permet de se positionner en interne, c’est-à-dire vis-à-vis de l’entreprise dans laquelle il travaille, comme un collaborateur actif, passionné par ses missions et engagés dans ses enjeux.

Il s’agit également pour lui de se positionner en externe, notamment auprès d’employeurs potentiels, comme un professionnel de qualité.

Ceci dit, si vous souhaitez vous lancez, il y a quelques règles à respecter afin que votre marque ait son impact :

Soyez concentré.

Trop de personnes se dispersent lorsqu’il s’agit de construire leur marque personnel et passent d’un message à un autre, essayant d’être « tout pour tout le monde ». Choisissez quel est votre message clé et tenez-vous-en à lui.
Si votre message reste ciblé sur votre public, il sera d’autant plus facile de créer du contenu autour de votre marque personnelle.

Veillez à ce que votre message et votre contenu restent cohérents par rapport à un sujet de niche (nouveau et qui crée le débat) pour devenir une référence au sein de la communauté cible.

Soyez authentique.

Il existe un moyen facile d’avoir une marque personnelle originale et différente, c’est d’être authentique et sincère. Il sera beaucoup plus facile de gérer votre marque personnelle au quotidien. En construisant votre marque personnelle, vous pourrez acquérir la réputation d’être expert dans votre domaine tout en amplifiant cette même renommée sur les médias sociaux.

Racontez une histoire.

Si votre marque personnelle ne raconte pas une histoire, vous avez déjà perdu la moitié de votre public potentiel. Construisez une véritable narration et partagez là en contenu écrit ou vidéo. En effet, la façon la plus personnelle de communiquer en ligne est la vidéo. Il suffit d’utiliser votre smartphone pour envoyer un message vidéo à votre réseau et communiquer avec des collègues.

Vivez votre marque.

L’une des façons de rendre difficile la construction d’une marque personnelle est de séparer votre marque de votre vie personnelle. Il est plus facile, lors de la création initiale d’une marque personnelle, de faire en sorte que votre style de vie et votre marque ne fassent qu’un.

Citons ici Tim Salau, bâtisseur de communauté et fondateur de Mentors & Mentees, qui travaille avec des étudiants pour les aider à créer des marques qui les feront embaucher. « Votre marque personnelle doit vous suivre partout où vous allez. Elle doit être une manifestation authentique de qui vous êtes et amplifier ce que vous croyez » explique t-il.

Dans cette optique, votre marque personnelle n’est pas seulement le reflet d’une série de fonctions professionnelles comme le marketing, la finance ou la création, mais aussi d’idéaux comme le don en retour, le leadership réfléchi ou le mentorat.

Réunion à distance

A l’heure où on parle de plus en plus de déconfinement en Algérie, le recours aux réunions à distance ne diminuera probablement que très peu.

En effet, même si les entreprises envisagent le retour à l’activité dite « normale » celle-ci continuera à s’adapter au contexte sanitaire en maintenant la distanciation sociale à travers, notamment, les réunions à distance. Aujourd’hui nous vous proposons quelques astuces pour créer de la convivialité dans vos échanges à distance avec vos équipes :

D’abord, un accueil individualisé :

Connectez-vous 10 minutes avant l’heure de la réunion afin de vérifier que tout fonctionne correctement (connexion, application…etc). Au fur et à mesure que les participants se connectent, accueillez chacun d’eux de manière conviviale en lui demandant des nouvelles comme vous l’auriez fait en temps normal. Ces conversations informelles permettent aussi aux premiers arrivés de se retrouver et se remettre dans le bain.

Ensuite, le tour de table :

Il a lieu au départ de la réunion. Invitez tour à tour, vos collaborateurs à aborder les sujets qui les occupent et/ou préoccupent afin de les écouter mais aussi de faire participer tout le monde. L’objectif est de donner la parole à chacun et surtout de leur tendre l’oreille tout en faisant profiter tout le monde. Outre une meilleure gestion du temps de la réunion, ceci permet également à tous les participants de se sentir concernés par l’actualité de toute l’équipe.

Faire émerger les émotions :

Les émotions sont le ciment de la relation, même dans le cadre professionnel. Partager ensemble nos émotions peut être un moment très fort, même à distance et permet de resserrer les liens. Pour ce faire, préférez le mode vidéo plutôt que le mode audio pour vos réunions. Ceci vous permettra de voir les expressions de vos collaborateurs et de favoriser la discussion.

Animer comme à la radio :

Il n’est pas question de rivaliser avec les animateurs radio mais de s’imprégner de quelques unes de leurs méthodes pour animer vos réunions de manière efficace et surtout conviviale.

Faire circuler la parole, rebondir en temps réel sur les commentaires du fil de discussion, interpeller le groupe sont autant de façons de maintenir l’attention et le rythme de la réunion à distance.

Qui dit Manager ou profil senior dit une longue et riche expérience qu’il est souvent difficile de synthétiser en quelques pages d’un CV. Pourtant, c’est une nécessité si on se met à l’écoute du marché du travail.

Les recruteurs reçoivent des dizaines de CV chaque jour et quelques secondes leur suffisent pour se faire une idée de son contenu. Il est donc important de capter leur attention et ils attendent des managers qu’ils maîtrisent certaines qualités qui transparaissent dans leur CV.

Mais alors comment rédiger un CV qui soit le reflet de tout son parcours et qui valorise ses expériences sans en faire trop, ni peu ?

Il y a quelques règles à respecter qui sont de mise dans la rédaction d’un CV de manière générale mais qui évoluent pour les profils de cadres expérimentés :

D’abord, soignez la forme de votre CV

Oubliez le style Linkedin où vous pouvez mettre la moindre action que vous avez réalisé dans votre parcours professionnel. Mettez vous à la place du recruteur. Serait-il plus facile pour lui de lire un CV de cinq pages ou un autre qui n’en compte que deux ? La réponse est évidente.

De ce fait, même après un certain nombre d’années, une dizaine en moyenne, votre parcours professionnel doit se résumer en deux pages, trois maximum.

S’agissant de l’aspect visuel, avec le temps, on attend d’un profil expérimenté davantage de sobriété que de créativité, sauf si vous avez un profil artistique.

En effet, votre parcours et vos expériences parlent pour vous, vous n’avez donc nul besoin d’en rajouter avec des effets de style. Une seule police, une seule couleur, le tout dans la simplicité.

A noter que pour les cadres et dirigeants expérimentés, le CV est davantage considéré comme une carte de visite que comme un outil pour être recruté. A ce titre, soignez votre style d’écriture, la formulation des phrases et surtout relisez-vous. Coquilles et fautes d’orthographe seront du plus mauvais effet.

Comment être sûr de mettre l’essentiel dans deux pages ?

Même si tout vous semble important dans votre CV pour raconter votre parcours de manière logique, dites-vous que cela reste votre logique. Il faudra prioriser en fonction du poste convoité mais aussi en fonction du poids de chaque expérience dans votre parcours.

Il est évident que les premiers postes que vous avez occupé n’auront pas le même poids et donc le même espace que vos expériences les plus récentes.

S’agissant de ces derniers, n’hésitez pas à donner quelques détails indicatifs comme le secteur d’activité, les effectifs gérés et les missions dont vous aviez la responsabilité en prenant soin de les illustrer avec des données chiffrées. Par ailleurs, quelques détails opérationnels permettront de démontrer votre valeur ajoutée.

Concernant la rubrique formation, même si elle est indispensable dans votre CV, encore une fois, elle ne sera pas pensée de la même manière que pour un profil junior. La formation académique compte en effet dans le processus de recrutement, même si elle n’est plus un critère prioritaire de sélection après plusieurs années d’expérience. Une ligne ou deux seront donc suffisantes.

Une chose est sûre, vous serez confronté à un problème d’espace et serez donc enclin à supprimer la partie relative aux centres d’intérêts, parce que de toute façon vous trouvez ça trop personnel et pas assez valorisant.

Détrompez-vous. Les centres d’intérêt en apprennent beaucoup aux recruteurs, notamment sur vos softs skills. Si vous pratiquez des activités extra-professionnelles qui traduisent des compétences comportementales transposables au monde de l’entreprise, n’hésitez pas à les indiquer. Si vous jouez au football chaque soir et/ou week-end, cela voudrait dire que vous arrivez à trouver un équilibre vie privée et vie professionnelle, que vous avez l’esprit d’équipe et/ou l’esprit de compétition.

Un tiers de la population mondiale est confinée à ce jour. Une période difficile où le télétravail se développe et s’impose à bon nombre d’entreprises. Cela dit, le télétravail est une pratique qui doit être cadrée afin d’assurer la productivité escomptée. Voici quelques bonnes pratiques à respecter pour travailler et manager à distance :

Mettre en place le télétravail

Assurez-vous d’être équipé pour pouvoir gérer votre activité à distance. Cela va de l’ordinateur, aux logiciels, en passant par les messageries instantanées et outils collaboratifs ou encore une bonne connexion à internet.

Un environnement de travail favorable

Pour la plus grande majorité, le télétravail s’opère au domicile. De ce fait, outre l’organisation du temps de travail, il est primordial d’instaurer un environnement avec de nouvelles habitudes dans le foyer. Cela passe par l’espace dédié au télétravail. Il est important de choisir un espace exclusif à l’activité, favorable à la concentration, à l’organisation et à la motivation. Ainsi, un espace avec une table et une chaise est plus ergonomique et donc plus favorable que de travailler depuis son canapé.

Outre le lieu, il est important de fixer certaines règles, notamment avec proches et enfants qui cohabitent afin de gérer son temps de télétravail mais aussi les sollicitations de ces derniers.

Fixer un cadre

Même si le travail s’effectue dans un cadre exceptionnel et différent du cadre habituel, les priorités restent les mêmes. Les activités domestiques ou familiales ne doivent donc pas empiéter sur le temps de travail.

Toutefois, qui dit télétravail, dit plus de flexibilité. Il ne faut pas hésiter à faire des pauses pour s’aérer l’esprit et booster sa concentration.

Ces pauses sont également l’occasion de se changer les idées, de consulter ses réseaux sociaux ou certains médias. Ce divertissement est tentant mais il doit être limité au temps de pause, au risque d’affecter sa productivité.

Il est d’ailleurs préférable de fixer les horaires de pauses, de déjeuner, ou encore de fin de journée afin de maintenir un cadre et de l’ordre dans sa journée.

Favoriser les interactions et maintenir le lien avec les autres

Une fois les aspects liés à la logistique fixés, place au management à distance.

Le rôle du manager est plus central qu’à l’ordinaire dans ce contexte particulier. Le confinement peut être vécu difficilement par certains collaborateurs qui se sentent perdus face à une cette nouvelle organisation du travail. Il est donc primordial de maintenir le lien social entre les différents groupes de travail et collaborateurs.

Pour ce faire, les échanges téléphoniques et visioconférences s’ajouteront à la communication par email, pour permettre aux collaborateurs de se sentir impliqués et présents, malgré la distance, et les motiver.

Ce maintien social concerne aussi bien les interactions formelles qu’informelles. Ces dernières constituent une partie importante des interactions au sein d’une entreprise.

Les interactions sociales et les outils collaboratifs sont à intégrer dans une logique d’organisation du travail à distance tout en gardant le contrôle sur l’activité. L’organisation et la mise à jour des tâches de chacun font partie des priorités managériales, et leur état d’avancement permettent d’évaluer la productivité et la performance des collaborateurs, notamment pour assurer la survie de l’entreprises.

Le rôle du manager est clé dans le succès de son équipe, il l’est encore plus dans le cadre du télétravail, notamment en temps de crise.

Soft Skills ou compétences de savoir-être

Les professionnels du recrutement s’intéressent de plus en plus aux qualités personnelles des candidats, soit le savoir-être qui leur permettra de se reconnaître dans les valeurs de l’entreprise, de s’y intégrer plus rapidement et donc d’être au rendez-vous de la performance pour laquelle ils seront recrutés.

Ainsi, si un candidat pense avoir les compétences pour décrocher un poste et que son profil correspond aux critères listés dans l’annonce, il doit encore répondre aux attentes des recruteurs quant aux qualités personnelles ou de savoir-être.

Mais d’abord qu’est-ce que le savoir-être ?

Il s’agit de la capacité d’agir et de réagir de façon adaptée à l’environnement professionnel. C’est donc savoir trouver le bon comportement en entreprise, avec des clients, avec ses collègues ou ses supérieurs. On parle également de savoir-faire relationnel ou encore de qualités personnelles.

Ces compétences occupent aujourd’hui une bonne place dans les annonces d’emploi, mais pas seulement, puisqu’elles sont également requises lors des promotions ou mobilités internes ainsi que dans les plans de carrière.

Ainsi, recruteur comme gestionnaire de carrière cherchent à savoir si le candidat fait preuve d’humilité ou s’il sait adapter son comportement selon la situation, et surtout s’il saura s’adapter à l’entreprise dans laquelle il a postulé ou au poste vers lequel il souhaite évoluer.

Le savoir-être est donc capital pour tout employeur et c’est ce qui peut faire (voire qui fait) la différence lors d’un recrutement ou d’une mobilité. S’il va s’intéresser au savoir-faire, aux compétences et aux expériences professionnelles, il va aussi analyser les traits de caractère du candidat ou l’employé, pour être sûr qu’il est en adéquation avec son besoin.

Il existe certaines pratiques pour identifier justement ces compétences, parmi lesquelles les centres d’évaluation des compétences, communément appelés Assessment Center, comme ceux proposés par eTalent Solutions.

Ils ont pour but d’évaluer les qualités, les compétences et l’ambition d’un candidat à un poste grâce à des tests concrets et ciblés en fonction du poste, calibré selon un référentiel de compétences. Il permet également d’estimer le potentiel d’une personne sur le long terme dans une entreprise.
Utilisé de manière individuelle ou collective, cet outil peut s’avérer utile pour recruter un nouvel employé, faire évoluer un employé vers un nouveau poste en interne ou encore vers un statut de cadre. Outre les impacts sur l’entreprise, ces derniers sont tout aussi bénéfiques pour les candidats même lorsque leur candidature n’est pas retenue puisqu’ils leur permettent de connaitre leur point fort et leur point d’effort et ainsi travailler leur développement personnel.

#Softskills #savoirêtre #etalentsolutions

Les ambitions des candidats sont très différentes en postulant à une offre d’emploi, bien que la finalité soit de trouver un travail. Nous avons justement voulu en savoir plus sur ce qui attire le plus sur une offre d’emploi, et ce à travers un sondage publié sur notre site durant un mois, et auquel ont répondu environ 3000 participants. Les réponses possibles étaient : Le nom de l’entreprise, l’intitulé du poste, le lieu géographique du poste, le diplôme requis et l’expérience requise.

Le nombre le plus important de votants est intéressé par le nom de l’entreprise, avec 1349 votes. Sans surprises, nos candidats sont très intéressés par les compagnies qui communiquent que par celles qui publient leurs annonces en anonyme. Une société communique sur son identité, son environnement et ses valeurs, donne l’opportunité au candidat de s’identifier et de se projeter dans son élément, il est donc impératif pour les entreprises de mettre en avant leur image de marque, et aussi ce qu’elles peuvent offrir à leurs employés afin d’attirer les talents. Selon nos statistiques, une entreprise qui affiche ne serait-ce que son nom reçoit +30% de candidatures en plus.

Nous retrouvons en seconde position du classement l’expérience requise avec 1077 réponses. Les candidats y apportent une attention particulière, car ils connaissent l’importance de ce critère vis-à-vis du recruteur, et tiennent à postuler à des annonces en rapport avec leur actuel niveau d’expérience.

Vient ensuite l’intitulé du poste avec 287 votes : les candidats souhaitent pour la plupart évoluer dans leur métier, et sont donc très regardants sur le titre de l’annonce. Il est donc impératif pour les entreprises de choisir un intitulé attractif pour les candidats, d’appellation commune dans le marché de travail algérien, et surtout éviter les intitulés de postes « internes » qui risqueraient de fausser la qualité des postulants, car ces derniers pourraient ne pas comprendre avec exactitude le poste que les entreprises recherchent.

En dernière position, nous retrouvons le lieu géographique et le diplôme requis, avec respectivement 134 et 107 votes. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les entreprises soient de moins en moins regardantes sur les diplômes pour certaines fonctions, elles recherchent davantage des personnes motivées par la fonction, et prêtes à apprendre. Il y aussi le fait que les candidats ne soient pas restreints par la région : ils sont prêts à changer de ville s’ils trouvent une opportunité qui correspond à leurs attentes en termes d’évolution de carrière, de formation et aussi de rémunération.

Ce que nous devons retenir, c’est que les candidats cherchent avant tout à adhérer à une culture d’entreprise qui corresponde à leurs valeurs, mais aussi à évoluer dans cette même entreprise tant sur le plan humain que professionnel. Ils sont prêts à faire impasse sur la région, ou encore le fait que le poste soit en adéquation avec leurs études.

Yasmine Hadj-Ahmed,
Community Manager.

Le CV est notre carte d’identité recrutement, notre vitrine, et notre pass pour un éventuel entretien. Il se doit d’être soigné, détaillé sans être lourd. Il y a cependant une multitude de « faux pas » que l’on voit souvent sur des CV. Voici les huit erreurs les plus fréquentes, et les plus rédibitoires:

1-Les fautes d’orthographe: C’est la base, et les recruteurs y prêtent une attention particulière. Utilisez le correcteur de « Word », et faites systématiquement relire votre CV par votre entourage.

2- Les CV trop colorés: Au risque d’agresser visuellement le recruteur qui reçoit votre CV, nous vous conseillons plutôt d’être sobre.

3- Les photos « Selfie » : Beaucoup de recruteurs se plaignent de recevoir des CV avec des photos « détente », ce qui n’est pas professionnel. Une photo d’identité serait beaucoup plus appropriée .

4- Les CV nommés « Curriculum Vitae » ou « CV nom.prénom »: Afin d’être plus visible et plus attractifs pour les recruteurs, il est préférable de nommer son CV par son actuelle fonction, par la fonction souhaitée, ou à défaut d’expérience, du titre de son diplôme.

5- Les CV non détaillés: il faut être aussi précis que possible, sans pour autant être long, et mettre en avant ses performances et ses réalisations.

6- Les termes trop techniques: Il faut se dire que son CV passera entre de nombreuses mains, il faut donc s’assurer qu’il soit compréhensible par tous. Concentrez-vous sur les chiffres et réalisations clés.

7- Oublier les stages et les petits boulots: Ils envoient au recruteur un message de débrouillardise et de motivation donc ne faites pas l’impasse dessus. Quitte à les mentionner en deux lignes seulement et en les regroupant si vous manquez de place.

8- Mentir sur son CV: Cela serait dommage que le recruteur s’en rende compte lors de l’entretien ou en passant un coup de fil à votre ancien boss. Si vous voulez vraiment ce poste, soyez le plus honnête possible.

Quels candidats vont être en mesure de faire pencher la balance ? Comment dénicher la perle rare en se basant sur d’autres critères que le CV ? On vous dit tout sut l’art de savoir repérer les jeunes talents !

Définir précisément vos attentes
Pour pouvoir repérer le bon candidat, il est essentiel de lui faire comprendre ce que l’on attend de lui. A-t-il les diplômes adéquats ? Est-il doté des qualités mentionnées dans l’offre d’emploi ? Est-ce que celui-ci qui possède les bonnes expériences ? Évidemment, cela n’est pas suffisant, mais c’est l’étape obligatoire avant la vraie sélection.

Élaborer une méthodologie comparative

Rappelons en effet qu’il n’y a pas de profil-type du candidat idéal. Cependant, il est nécessaire d’établir des critères d’évaluation pour identifier ceux qui se rapprochent le plus du profil recherché. On peut très bien mettre en place une grille d’évaluation pour chaque candidat, afin d’analyser et comparer l’ensemble de son parcours professionnel, ses réalisations et motivations, ou encore sa personnalité par rapport au poste à pourvoir.

Ce sera pendant l’entretien que le recruteur pourra découvrir le candidat qui se démarque des autres, notamment grâce à ses caractéristiques de personnalité. Il est donc primordial pour le recruteur de se préparer avant de se lancer dans une chasse au meilleur candidat, puisqu’il faut mettre en place une méthodologie lors de l’entretien. Ainsi, il sera plus simple de trouver la perle rare.

Un système de recrutement plus efficace
Si la lecture du CV permet déjà de procéder à une sélection des candidats, celle des lettres de motivation est tout aussi importante. En effet, elles permettent de cerner ceux qui montrent un réel intérêt pour l’entreprise, mettant de côté les candidatures rédigées par des phrases toutes faites que l’on peut trouver partout sur le web.

Sur la base d’un nouveau système de recrutement, on peut aussi procéder à un entretien groupé avec tous les candidats, afin de voir qui sortira réellement du lot. Ainsi, on met en place un système d’appréciation efficace pour démarquer ceux qui se rapprochent le plus des attentes du recruteur. Pour cela il faut se baser sur les caractéristiques de personnalité et la motivation.

Ainsi, il sera plus simple de découvrir quel candidat sera apte à apporter une réelle contribution à l’entreprise, en tenant compte du facteur humain.

Lysa ACHACHA.